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Il ne faut pas laisser les canicules s’emballer ! | Septembre 2006
Ce vieux proverbe africain a été, semble-t-il, largement repris par notre Gouvernement qui vraiment s’est démené pour montrer que cette fois-ci, on ne l’y reprendrait plus à traiter par-dessus la jambe un phénomène climatique de cette ampleur, en plein été.

Pensez donc : pas un seul journal télévisé, sur quelque chaîne que ce soit, qui nous épargne l’interview d’un ponte médical, d’un membre du gouvernement et d’une mémé dans un village. Reportages à la clé, ceux-ci nous apprennent qu’il ne faut pas mettre de pull à col roulé en plein cagnard, qu’il faut bien fermer les volets et les fenêtres… et surtout boire, hein monsieur, il faut boire, eh, surtout de l’eau et de l’eau plate, hein monsieur (accent du midi)…

Ce qui me gêne dans cet affolement, c’est l’interventionnisme étatique dans la vie de tous les jours des Français. Pour des raisons que les petits camarades socialistes de Ségo qualifient de démocratie d’opinion, voilà que l’Etat et plus précisément le Gouvernement, se doit d’être responsable de la météo et du bien-être des Français, se doit de nous assister quand il fait chaud, froid, qu’il pleut, qu’il vente, etc.

Sommes-nous devenus si sensibles au confort absolu ? La précarité se vit-elle jusque dans les phénomènes climatiques ? Ce qui m’inquiète, c’est qu’à force de se faire bercer par nos gouvernants, on se repose sur l’Etat pour tout et on n’imagine même plus que l’on puisse se prendre en charge nous-mêmes. Difficile dans ces conditions d’avoir l’esprit combatif nécessaire à relancer ce pays, dont on ne peut pas dire qu’il brille par sa compétitivité économique.

Enfin, certains gardent leur bon sens, comme ce Papi interviewé par une journaliste dans le midi de la France et qui répond : « Que voulez-vous Madame, c’est l’été, il fait chaud, c’est normal ». Ca rassure !

Bonne rentrée à tous et bonne lecture.

Eric FROGER

 

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