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Je bosse, moi ! | Janvier 2007
En cette période pré-électorale, il est intéressant de constater que la majorité des candidats « raisonnables », c’est-à-dire hors extrêmes, remettent au goût du jour la valeur du travail.
Faut-il que l’on s’en soit grandement éloignés pour que l’on remette en cause à ce point les 35 heures, que l’on parle des vertus de la formation en alternance, que l’on prône à nouveau la méthode syllabaire plutôt que la méthode globale dans l’apprentissage de la lecture ou que l’on regarde du côté d’Albion pour les résultats obtenus par l’équipe Blair dans la lutte contre le chômage et pour l’emploi.
Bien sûr, les discours des politiques sont policés, édulcorés, car les vérités qui blessent n’attirent pas les suffrages et il est donc dangereux d’oser dire que le roi est nu !
Iront-ils jusqu’à poser les vrais problèmes et exposer des solutions tangibles, c’est-à-dire celle qui demandent du courage politique ? Rien n’est moins sûr, même si encore une fois on nous promet la rupture avec le passé, ce qui, somme toute, n’est jamais que notre présent.
Il n’empêche, en cette période de bonnes résolutions, prenons pour argent « content » celles de nos présidentiables. En tout état de cause, on ne pourra que saluer la volonté (temporaire ?) des candidats à la magistrature suprême de vouloir redonner au travail une valeur primordiale et une légitimité à ceux qui font l’effort de travailler.
Toute l’équipe de DA MAG vous souhaite une Bonne Année pleine de labeur.
Eric FROGER

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