





| Découvrez les nouveaux produits et les promotions... |

| Plus de 800 modèles d'étiquettes. Cliquez, imprimez, découpez... |

| Téléchargez les documentations commerciales de vos produits favoris. |
|
|
|
C’est comment qu’on freine ? | Juillet-août 2007
Un gestionnaire me parlait tout récemment de ses difficultés quotidiennes face à une concurrence qui massacre les prix pour conquérir des contrats, l’obligeant tantôt à se résigner à perdre un client, tantôt à s’aligner pour le conserver.
C’est la vie, me direz-vous ! Tout le monde est ou a été confronté dans sa vie professionnelle à une concurrence vive, avec des acteurs qui font n’importe quoi pourvu qu’ils marquent des points.
Mais en l’occurrence, les prix qu’il m’a annoncés font froid dans le dos et en plus, j’ai toutes les raisons de le croire. A tel point que je les tairai, histoire de ne pas les accréditer.
En tout état de cause, il me parlait de café équitable vendu en
dessous du prix d’un café d’entrée de gamme italien ou espagnol, ou de différence de cinq centimes (voire plus) entre son prix et celui du concurrent.
Cinq petits centimes. Cela n’a l’air de rien et trois fois rien, cela ne fait toujours pas grand-chose disait Raymond Devos. Sauf que cinq centimes, c’est entre 17 et 20 % de son chiffre d’affaires qui disparaissent. Et là, ce n’est déjà plus pareil, surtout si cette casse des prix se généralise. Et elle a toutes les raisons de le faire, chacun ayant une bonne justification (et non pas une bonne raison) pour vendre au ras des pâquerettes.
C’est inquiétant sur deux plans. Primo, plus les prix baissent et plus la profession se fragilise. Avec des prix bas, impossible d’assurer une prestation de qualité, même si la profession se concentre et réalise des économies d’échelle. Secundo, en extrapolant un tant soit peu, en quatre changements de prestataire, le prix de vente sera à zéro !
Au fait, c’est comment qu’on freine ?
Bonne lecture et bonnes vacances à tous.
Eric FROGER

|