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C’est encore plus drôle quand ça arrive aux autres ! | Novembre 2007
La grève du 18 octobre menée par les éternels défenseurs du Service Public – et surtout de leurs intérêts catégoriels – nous renvoie une fois de plus à la prise en otage des usagers par une poignée de privilégiés qui veulent conserver les droits qu’ils ont acquis en les faisant supporter par les salariés du secteur privé. Raison de plus me direz-vous.
En l’occurrence, il s’agit là de refuser la réforme des régimes spéciaux, terme pudique qui recouvre (masque ?) les disparités de traitement entre public et privé au sujet des retraites.
Pourtant, honnêtement, il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! Alors que notre gouvernement va-t-en-guerre avait promis d’aligner les régimes spéciaux sur celui des salariés du privé, il s’est, avant même le début des négociations, déjà défaussé en proposant d’aligner les régimes de retraite des salariés de la SNCF, de la RATP et d’EDF sur celui… des fonctionnaires !
Donc avant même que cela commence, le gouvernement propose d’allonger la durée de cotisations de ces populations de deux ans et demi, pour les personnels recrutés à partir de 2012, avec la promesse de revaloriser les pensions en contrepartie de l’effort consenti par les cheminots et autres gaziers. Quel courage !
Remarquez, nos ministres ne sont pas aidés. Même pas par leurs confrères députés, lesquels ont refusé de renoncer à leur régime de retraite privilégié, au motif qu’ils cotisent plus que la moyenne des Français. En gros, ils ont déjà donné…
Dommage, car ils auraient pu montrer l’exemple par leur capacité à s’engager personnellement dans ce projet de réforme.
Mais bon, en France, les réformes c’est indispensable, surtout quand ce sont les autres qui doivent faire des efforts. Comme le dirait un très ancien Maître, c’est encore plus drôle quand ça arrive aux autres !
Bonne lecture.
Eric FROGER

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