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Les produits de grignotage bientôt surtaxés ? | Novembre 2007

Instaurer une taxe sur les produits gras et sucrés pour endiguer la montée de l’obésité est une piste de réflexion ancienne. La question suscite quelque effervescence actuellement.
Le spectre d’une « fat tax » à la française réapparaît. Combattre l’obésité par l’instauration d’une taxe sur les produits gras et sucrés est à l’origine une idée américaine. En France, c’est un serpent de mer qui refait périodiquement surface. Si rien n’est encore officiel, cette question est au coeur de nombreux débats. C’est l’association de défense de consommateurs UFC-Que Choisir qui fait actuellement rebondir le dossier. |
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Ulcérée par le faible engagement des industriels, elle a décidé de faire de la lutte contre l’obésité infantile son cheval de bataille. Estimant qu’il y a péril en la demeure, elle préconise d'instaurer « une TVA sociétale alimentaire ». Modulable, celle-ci serait de 19,6 % pour les produits riches en matière grasse, en sel ou en sucre (contre 5,5 % actuellement) et de 2,1 % pour les fruits et légumes. « Aujourd’hui, une calorie de fruits ou de légumes est de 100 à 1000 fois plus chère qu’une calorie de sucre ou de matière grasse », constate l’association. L’idée centrale est de conduire les consommateurs à consommer des produits meilleurs pour leur santé. Est-ce possible ? Cette prise de position révolte le professeur Gérard Apfeldorfer, spécialiste des troubles du comportement alimentaire : « Cette taxation de certains produits me semble catastrophique : elle officialise l’idée qu’il existerait des aliments grossissants et des aliments amaigrissants, note-t-il sur son blog (http://www.gros.org). Affirmer dans un discours d’État, inscrire dans le code des impôts, que certains aliments doivent être mis au piquet car ils font grossir, aura plusieurs effets. Le premier sera d’augmenter la culpabilité des personnes qui les consomment, le second de renforcer la stigmatisation des obèses ».
Une question très politique
L’association UFC-Que Choisir est en campagne durant les mois d’octobre et novembre dans toutes les régions françaises pour sensibiliser, via des conférences-débats, les citoyens à la question et inciter les parlementaires à légiférer. Elle a lancé une campagne de communication sur le site http://www.obesipub.org à partir duquel les internautes peuvent envoyer un mail à leur député afin d’obtenir « un texte législatif à la hauteur de l'enjeu ».
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Retrouvez l'intégralité de cet article dans le numéro
63 (novembre 2007) de DA MAG.

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