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Y. Favennec : « Je pense qu’il est possible de concilier vente automatique et nutrition ». | Novembre 2007

ILe député UMP de la Mayenne, Yannick Favennec, qui avait milité au printemps dernier pour la réinstallation des distributeurs automatiques dans les établissements scolaires, a pris vivement position contre l’installation d’un distributeur de frites à Valenciennes (voir DA MAG n°62). Nous lui avons demandé d’expliciter sa position.

Avez-vous écrit à Mme la ministre de la Santé afin d'attirer son attention sur les distributeurs de frites qui fleurissent actuellement dans différentes villes de France ? Pourquoi êtes-vous contre ce mode de vente ? Quelles différences faites-vous avec les frites vendues en restauration rapide ou par les marchands forains ?
J’ai effectivement écrit à Roselyne Bachelot pour lui faire part de mon indignation quant à l’installation d’un distributeur de frites-mayonnaise dans un département touché par un fort taux d’obésité. Je lui ai indiqué que ce n’était pas le distributeur lui-même que je mettais en cause, mais son contenu.


Alors que votre expérience pilote menée à Mayenne dans une école démontrait combien il est crucial de faire la différence entre la machine et les produits, votre intervention contre le distributeur de frites stigmatise l'appareil, n'est-ce pas contradictoire ?
Je suis choqué de constater que certains professionnels du secteur n’hésitent pas à surfer sur les mauvaises habitudes alimentaires des consommateurs, pendant que d’autres s’investissent totalement pour redorer le blason d’un mode de distribution qui a pâti, à tort, de la lutte contre l’obésité. Je ne suis pas contre ce mode de distribution, bien au contraire, puisque dans ma circonscription, j’ai mené une expérimentation pour le retour des distributeurs automatiques sains dans les établissements scolaires, mais avec des fruits et des légumes, des produits céréaliers et laitiers, ainsi que des boissons chaudes et froides.Mon intervention contre les distributeurs automatiques de frites n’avait pas pour but de stigmatiser l’appareil, mais bien de dénoncer le comportement de certains professionnels qui, pour des raisons mercantiles, mettent à mal les actions de ceux qui s’engagent dans une démarche nutritionnelle.

Comment peuvent agir les gestionnaires pour redorer le blason de leur profession ?
Quelles sont les solutions ? C’est ensemble que nous devons en trouver ! Cela peut être l’apposition d’un message sanitaire sur les machines, ainsi que l’amélioration du contenu nutritionnel des produits proposés dans les distributeurs. Lors de notre expérimentation en Mayenne, nous avons fait évoluer la recette de certains produits pour répondre à cette exigence de qualité nutritionnelle.

Retrouvez l'intégralité de cet article dans le numéro 63 (novembre 2007) de DA MAG.

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