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Le marché en chiffres

En valeur
Le marché pèse environ 2 milliards d'euros.
Sur ces deux milliards, le chiffre d'affaires relatif à l'exploitation des distributeurs automatiques représente 1,5 milliard d'euros. Le reste, 500 millions d'euros, est constitué par les "achats internes" à la profession, soit les automates, terminaux de paiement, les produits, services et accessoires.
Les entreprises constituent les 3/4 des clients des gestionnaires, pour 65 % de leur C.A.
Les espaces commerciaux et les sites publics représentent 8 % des clients, mais 15 % du CA. C'est le secteur le plus dynamique du marché à l'heure actuelle.
Répartition
A noter la part du café dans le CA global : près de 70 % ! Le café dit "soluble" est encore majoritaire, mais le grain progresse vite. Les boîtes et les confiseries gagnent également du terrain, représentant un bon 20 % du C.A. de la profession. Le solde est réparti dans des activités automatiques diverses : hygiène, cartes pré-payées, etc.
Evolution
La caractéristique principale de ce marché a été la rapidité de sa croissance. Jusqu'en 1999, il a connu une croissance à deux chiffres, atteignant voire dépassant 20 % pour les meilleures années.
En 1999, la croissance du marché n'a été "que" de 9 %, ce qui constitue en soi une performance si on la compare à la croissance de l'économie en général ou à celle de l'alimentaire en grande distribution, qui évolue autour de 2 % !
Ceci explique sans doute l'attrait de ce marché pour la majorité des industriels de l'agroalimentaire qui y trouvent un marché très dynamique, avec un coût client modéré.
Toutefois, le marché a connu de 2002, date du passage à l'euro, à 2005, une période de régression de son chiffre d'affaires. En effet, le passage à la monnaie unique ajouté à la réduction du temps de travail a eu un impact fort et peu prévisible sur le comportement des consommateurs, et des répercussions lourdes pour les sociétés de gestion.
La Distribution Automatique a subi depuis deux ans de nombreux coups durs, dont les décrets sur le traitement de la monnaie métallique, devenu payant, et plus récemment l'acharnement politique contre la présence d'automates dans les écoles et collèges.
Il semblerait néanmoins que le marché reprenne le chemin de la croissance depuis 2006, mais de toute façon reste en deçà de ses performances d'avant 2002, puisque l’on se situerait aux alentours de 2 %.
La Distribution Automatique demeure cependant un marché très attractif, du fait de la mutation des modes d'alimentation qui vont vers davantage de nomadisme, le "snacking".
Nombre de professionnels
On évalue le nombre de professionnels "gestionnaires" à 1 350. Le décompte est difficile car tous ne sont pas sous le code NAF de la profession : 526 H.
C'est un marché atomisé, essentiellement constitué de TPE. L'éventail de CA va de quelques centaines de milliers d'euros à près de 250 millions d'euros pour la plus importante (Selecta). Enfin, 20 % des entreprises réalisent 80 % du CA de la profession, et 8 % d'entre elles font la moitié du CA et emploient la moitié de l'effectif.
Selon l’étude réalisée par Dafsa-Wefa pour Navsa, seulement 80 gestionnaires employaient plus de 20 salariés en 2004. Ils n’étaient que 23 à réaliser un CA supérieur à 5 millions d’euros et 79, un chiffre d’affaires de plus de 1,5 million d’euros.
La DA en chiffres en 2005 :
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1 350 opérateurs se partagent le marché
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1,51 M€ de CA HT pour la gestion
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3/4 du marché de la DA sont assurés par les gestionnaires
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Structure de l'activité de gestionnaires en 2005 :
Source : NAVSA avec GIRA-FOODSERVICE
Nombre de distributeurs automatiques
On dénombre environ 600 000 distributeurs automatiques dont :
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350 000 freestanding |
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254 000 O.C.S.
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Ces chiffres sont vraisemblablement sous-évalués.
Nombre de systèmes de paiement
On recense environ 415 000 systèmes de paiement, ce qui est supérieur au nombre d'automates en freestanding. Ceci est dû à l'équipement de certains OCS avec des accepteurs de monnaie ou de jetons.
La part des systèmes dits "cashless" va croissant. On estime aujourd’hui qu’ils pèsent aux environs de 20 % du parc monétique. Même si l'effet euro a renforcé leur taux de pénétration sur le marché, ils sont encore loin de détrôner les monnayeurs à pièces. En effet, on aurait pu penser que les gestionnaires profiteraient du passage à l'euro pour installer davantage de systèmes électroniques. En fait, rien n'est plus pratique pour eux que la monnaie.
Toutefois, l'apparition de cartes à puce multi-applicatives dans les entreprises ou les facultés provoque un changement : ces cartes permettent de payer le restaurant d'entreprise, les consommations sur les distributeurs, de "badger" ou encore servent pour le contrôle d'accès. Leur généralisation limitera forcément le recours aux monnayeurs traditionnels. A ce propos, on remarquera l’expansion de Moneo dans la Distribution Automatique, notamment dans les CROUS où des applications spécifiques aux étudiants ont été développées, leur permettant d’utiliser leur carte pour payer de nombreux services dont leurs achats en DA.

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